.......................

 

 

 

 

Semaine bivouac et plongée sur l'île de Mohéli

Novembre 2003

 

Prologue

Une petite équipe de plongeurs de Mayotte, des habitués du club Itsandra plongée ont demandé à Karin (propriétaire, gérante du club et monitrice de plongée... ) d'organiser un "séjour plongée bivouac", sur la pette île voisine où aucune structure plongée n'existe!

Karin prévoit toute la logistique plusieurs mois à l'avance... bateau, compresseur, materiel et repas... et moi, je l'aide comme je peux (avant d'être en mission et en vacances pour la semaine) et me charge de prévenir, par l'intermédiaire de Carol une amie de Mohéli, les autorités, administrations mohéliennes de notre venue dans le Parc Réservé de Nioumachoi...

Quelques semaines avant notre départ, nous rencontrons Edouard, un français qui travaille au Port de Moroni et qui nous propose son remorqueur (nommé "Marie Claude") et un pilote-mécanicien pour nous conduire à Mohéli.

Nos soucis de logistique se dissipent alors ...

quoique ...

 

 

L'équipe de choc

 

Les "modérateurs" du groupe :

David, notre grand sage car éternel satisfait...

 

Jean Pierre, notre Robinson de l'île

Les "célibataires" :

Yann, notre drogué ... de plongée

 

Renaud, notre pharmacien à la Suunto!?

 

Sébastien, notre handicapé ... pour les corvées pas pour plonger!

 

Le "staff" :

Karin, notre gourou...

 

M'hadji, notre pilote et gaffeur professionnel

 

et accessoirement ... moi

 

 

 

 

 

Journal de bord

Vendredi 31 octobre - ITSANDRA (Gde COMORE) -
Y a des jours on se demande pourquoi on se lève de son lit ?!

Mhadji balance le trousseau de clefs de Karin à l'eau (clefs de voiture, moto, club... qu'il avait mis dans le seau au lieu de la boite étanche). Mais " c'est pas de sa faute ! ". Karin chope sa bouteille et va gratter le sable à 45m. Rien. 2 plongées du matin annulées et celle de l'après midi avec Etienne aussi, puisqu'elle a déjà faite sa " profonde " de la journée !
Le retour est tout aussi folklo quand elle s'aperçoit que la plupart des réserves de bouffe (pour notre séjour plongée) ont été attaquées par des fourmis et des charançons.
L'humeur est déjà au top quand je dois annoncer à Karin que nous ne sommes pas surs de pouvoir utiliser le remorqueur "d'Edouard" pour notre semaine à Mohéli. " Ce sont juste des problèmes relationnels entre le Port de Moroni et la Comaco ", nous affirme Edouard. Il nous tient en haleine jusqu'au lendemain matin.
Karin pète les plombs. Elle avait organisé tout le séjour de A à Z et la veille du départ tout capote !
Nous virons les squatteurs de chez nous, et restons en tête à tête pour la soirée...

On essaie d'oublier la journée qui nous attend le lendemain …


Samedi 01er Novembre - ITSANDRA (Gde COMORE) -
Edouard se décide à nous annoncer qu'il renonce définitivement à nous faire partir avec la " Marie Claude " à Mohéli. Il a beau dire " chuis vraiment désolé " ou des " oh, mais vous savez, si je fais un peu de forcing, vous pourriez partir " … il a merdé !
Et …quand il nous demande " qu'est ce que je peux faire pour vous aider ?
- Nous trouver 3 moteurs
- Ah mais, vous ne venez au pot à l'Ambassade ?! "
On est convaincu qu'on ne peut pas compter sur lui.

Quand les plongeurs de Mayotte arrivent en début d'après midi, il nous manque 2 moteurs, des bidons, un bouchon de barque et quelques centaines litres de carburant (d'essence ou de pétrole ? on ne sait même pas ce qu'on va réussir à dégotter comme moteur !)…
L'optimisme naturel de David convint, en peu de temps, le reste du groupe qu'il ne voit aucun inconvénient à faire la traversée en barque. Puisque Karin l'a déjà fait, il a " entièrement confiance en elle ". Ça n'a certes pas fait avancé le shmilblic, mais voilà une belle épine enlevée du pied de savoir qu'ils soutiennent Karin moralement et qu'ils ne veulent pas rebrousser chemin !
… Nous finissons par trouver les 2 moteurs manquants vers 21h ! … Un verre chez Jean Luc au passage et essayons de dormir…

Dimanche 02 - ITSANDRA >>> village NIOUMACHOUA (MOHELI) -

Chargement des 2 barques sur la plage d'Itsandra

Levée 4h30. Début du chargement sur la plage à 5h. 2 barques, 4 moteurs, 9 passagers, 10 bouteilles, le compresseur, une cantine de bouffe … et tout le reste. A 6h, on lève l'ancre. Une petite heure plus tard le 15CV à essence nous lâche. Le 25 cv seul n'avance pas assez vite et fait des siennes aussi. Après quelques longs regards interrogateurs de Karin, nous faisons demi-tour avec une barque, chercher un autre 15cv.
Je cours chercher ma voiture à la maison et filons à Hantsambou réveiller le pêcheur que nous avons planté la veille. En 27 minutes chrono, nous avons un autre moteur et on repart. La deuxième barque nous attend à Salimani.
La météo est heureusement avec nous. Toutes les successives pannes de moteurs nous permettent certes, de nous baigner mais pas d'avancer.
Tant bien que mal, après 10h30 de traversée et une distance de 60 miles, nous arrivons à Ouénéfou (îlot face au village de Nioumachoua). Les uns s'écroulent sur le sable, et les filles partent à Nioumachoi prévenir le Parc Marin de notre arrivée. Ahamada nous accueille avec un grand sourire et nous propose de profiter du bungalow de Ouénéfou mis à la disposition des écogardes du Parc . Le Conservateur nous affirme que les formalités sont à jour. " Si vous avez vos passeports et visa, tout est en règle. Je me charge de prévenir la gendarmerie et les personnes compétentes". Ahamada nous explique où est " mystérieusement " caché la clef du bungalow, et repartons sur notre îlot. Tout semble rouler à merveille !?
Hum hum… les garçons attendent visiblement que les filles se mettent à la popotte... Faudrait pas qu'ils en prennent l'habitude. Plâtré de pâtes, ça ira bien pour ce soir.

 

Lundi 03 - îlot OUENEFOU (MOHELI) -
Une toute petite matinée de travail (oui je suis pour 2 jours en mission entre Nioumachoi, Ndrondroni et Ouallah), et je retourne sur notre îlot. Ça a du bien le ramadan … après 13h, ils sont bien trop fatigués pour travailler !

Heure de réveil et préparation du café ("réservée" aux plus courageux") Puis... soin d'oreille, rasage, lavage, brossage...

Magnifique plongée l'après midi à Méa… ma plus belle submersion à mon actif…
Champs de gorgones et de corail noir, deux énormes bancs de carangues qui nous suivent toute la plongée, une tortue aveugle qui s'approche de nous, un gros poulpe en pleine eau rampant dans son trou, un champ de " tomates blanches " (qui s'avèrent être des anémones !) …, de gros spirographes sur chaque grosse patate et … un " mi-poisson mi-ange " magnifique …

Dîner chez Alain (gérant du restaurant "Bungalows de Mohéli" situé à Nioumachoua) en compagnie d'un couple d'amis des plongeurs de Mayotte. Une montagne de camaron, du poisson et mousse au chocolat … c'était divin. Je m'en lèche encore les babines … et David certainement aussi !

----------------------------------------------Vue sur le village de Nioumachoua .---- -Un dîner qui change de nos gamelles métalliques rechauffées au feu de bois !

Retour au campement pas très agréable quand on s'aperçoit que notre tente n'a pas bien résister à la grosse pluie de la soirée. David m'aide à écoper la tente, essorer les draps, couettes, duvet … Karin et moi se faisons une raison pour aller dormir dans le cabanon …

Mardi 04 - îlot OUENEFOU & capitale FOMBONI (MOHELI) -
Petite nuit (encore !). Levée 5h, pour quitter l'îlot à 5h30 avec Ahamada (gardien de notre campement pour la nuit) pour prendre le taxi qui nous mène à la " capitale ". Je suis encore en mission pour le PDRM ce matin.
M'hadji est dans ses grands jours … Marée basse, la barque dans le sable … impossible de la mettre à l'eau. Pas de problème. On prend l'autre barque. M'hadji prend les réservoirs et repartons. Et en quelques minutes, nous voilà en rade de moteur à mi-chemin de la côte. Ahamada et M'hadji, à la rame pour regagner l'îlot et moi, habillée en pseudo-travailleuse, le cul calé sur le banc, le bout de la pointe des pieds par terre essayant de ne pas me mouiller… Par gestes et coups de VHF, on prévient Karin. Obligée de réveiller les garçons pour mettre la fameuse barque échouée dans le sable, à l'eau. Dur comme réveil à 6h !?

remorquage lors d'une de nos pannes et 1ère gaffe de M'hadji....

(1) m'zoungou = un étranger, un blanc

(2) m'zounguette = francisation du féminin de m'zoungou

(3) karakara = bakshich

J'arrive à choper un taxi brousse vers 7h30 et arrive relativement à l'heure à Fomboni. Ma matinée passe durement avec ce satané ramadan, que je me sens obligée de suivre ici !
Je rentre chez Carol et me jète sur le frigo, alors qu'elle n'est pas encore là. Pendant que je pense a me goinfrer avant de rejoindre Karin & co, c'est la panique.

Changement de programme… Paolo, Séverine de Mohéli, le voisin de Carol m'appellent pour m'alerter de ne pas aller à Itsamia comme prévu, retrouver les plongeurs. J'essaie de contacter Karin chez Alain, et ne lui laisse que des messages. J'essaie de comprendre quelle panne les empêche d'aller à Itsamia… Une " panne administrative " ? Il ne manquait plus que cela !
Carol a été arrêté par la capitainerie de Fomboni et l'immigration pour donner des explications sur ces mzoungou (1) qui ont débarqués à Ounéfou. Des mercenaires ? Mmm des plongeurs, c'est pas mieux ?!?!
Carol et moi passons l'après midi à courrir après toutes les autorités qui nous reprochent de ne pas les avoir prévenu personnellement (chacun se sent d'une haute importance et responsabilité dans ce pays). Même Monsieur Le Ministre de l'Intérieur est heureux de recevoir à son domicile les 2 mzounguettes (2) qui viennent faire appel à sa haute autorité pour résoudre le problème. Entretien assez comique en soi. Ça payait de voir Carol expliqué à M. Le Ministre pourquoi nous ne sommes pas venu avec la Marie Claude , " à quoi sert " la plongée sous-marine, pourquoi on est pas passé par Fomboni (qui est quand même a l'autre bout de l'île) et pourquoi les plongeurs ne pouvaient pas venir en avion avec tout leur matériel !? Il mélange tout, ne comprend rien mais est finalement assez conciliant.

Quelques gars du groupe montent finalement à Fomboni (à 1H30 de taxi brousse) apporter les passeports avec M. le gendarme de Nioumachoi (qui est assez arrangeant, mais qui nous demandera quand même qq jours plus tard un karakara (3)!).
Bref, une fois tous les passeports et visas vérifiés (sauf le mien, puisque je l'avais laissé à Ouénéfou. Mais, ne se sont aperçu de rien !!!) c'est le capitaine du port qui nous pose le plus de problèmes… " Conclusion ", nous dit-il, " vous avez fait 3 fractions " :
" 1ère fraction, vous êtes venu sur 2 barques plastiques alors qu'on vous attendait sur un gros bateau
- (Ah tu vois qu'on t'avait prévenu, crétin des îles)
- 2ème fraction, vous ne pouvez pas avoir de passagers sur une vedette plastique
- ??? (de quoi il cause ? )
- et 3ème fraction, votre bateau qui est "autres" (dans les textes de "loi" qu'il nous lit depuis un moment...) doit obligatoirement transiter par le port de Fomboni. "

Bref, je ne sais comment on arrive à se sortir de là. Après cet après midi perdu en discussion, on loue une voiture et filons à Nioumachoua (c'est l'heure de la rupture du jeûne, la faim appelle notre chauffeur et appuie bien sur le champignon !) . La barque nous attend pour la traversée jusqu'à Ouénéfou.
Une fois sortis d'affaires, M'hadji m'avoue avec un sourire de crétin satisfait et très fier " tu sais pourquoi le moteur était en panne ce matin ? C'était du pétrole et pas de l'essence dans le réservoir ! " (et non " je me suis trompée de réservoir " !!!)

Mercredi 05 - îlot OUENEFOU (MOHELI) -
Nuit toujours aussi peu réparatrice. Le vent se lève. Je dors d'un œil et surveille de l'autre la barque qui dérive et je finis par réveiller M'hadji pour qu'il aille la récupérer et l'amarrer à la bouée (Ceci dit en passant, c'est pas de sa faute si l'ancre a chassé et qu'il n'avait pas mis la barque au mouillage!?) . En entendant le moteur démarré, Karin se réveille en sursaut et hurle pensant qu'on vole le bateau. " Chut. C'est rien. Rendors toi, c'est M'hadji "
" Ah c'est toi Renaud " me répond elle
Mmm … suspect tout ça !

Nous remettons M'chako - la plus belle plongée de Mohéli, dixit Karin - à un jour moins venté.
Journée un poil plus reposante … 2 plongées tranquilles autour de Ouénéfou. Jean Pierre et David scotchent, appareil photo à la main, sur " le petit " : nudibranches, corail … tous les petits trucs que personne ne voit si on ne s'y arrête pas ! Ils parlent pendant des heures de leur plongée extraordinaire. Les " Wouha c'était magnifique " émerveillés de David fusent toujours à la sortie de l'eau. Les autres, qui ont plutôt un penchant pour le " gros " ricanent du nouveau binôme (David et JP) qui vont s'y bien ensemble.

Nous allons quand même au village suivre la réparation du 25 CV, qui n'est absolument pas réparé. Nous rentrerons à 3 moteurs !
Stef rejoint Carol pour la soirée.

Jeudi 06 - îlot OUENEFOU & rocher M'CHAKO (MOHELI) -
Nous revoilà levés aux aurores pour la fameuse plongée, mais M'chako ne veut pas de nous. Mer hostile pendant les 2 heures de traversée, mais démontée aux abords du Rocher. Carol et moi avons une envie pressente… que je ne peux qu'assouvir dans ma combinaison !
A chaque prise de vague, certains serrent les fesses de peur, d'autres ne réalisent vraiment dans quoi nous sommes embarqués... Finalement, tout le monde est
simplement heureux de faire demi tour… Un bridge de baleines, des sauts de dauphins, du soleil confortent notre choix !

------------------- ------------------une plongée à "l'arche" s'avère plus raisonnable! ---- Rencontre d'une baleine? de dauphins? ...

De retour sur notre îlot, Karin écrase à l'ombre d'un baobab pendant 2 bonnes heures… le reste de la troupe est tout aussi discrète.
Pendant ce temps on élucide le mystère des 20 000 FC qui ont disparu du sac de Carol ?! Sachant qu'il n'y avait qu'Ahamada sur l'îlot en notre absence, le problème est vite clarifié. Ahamada accuse les pêcheurs de galawa d'avoir volé l'argent. Mais ... nous lui expliquons gentiment qu'un pauvre pêcheur qui voit un sac sur la plage, ne va pas s'amuser a compter 20 000FC et laisser 80 000 FC ! Pauvre Ahamada, il aurait mieux fait d'empocher les 100 000 FC si il ne voulait pas qu'on l'accuse…
Crabe au menu et c'est à moi de tomber de sommeil…

Vendredi 07 - îlot OUENEFOU & village NIOUMACHOUA (MOHELI) -

préparation de notre 1ère plongée de la journée. Notre campement est toujours bien silencieux le matin . . .jusqu'à ce que toute l'équipe soit à bord!

Même si on a la tête dans les choux le matin, c'est le moment de la journée où on peut être un peu tranquille avec Karin. On se baigne toutes les 2. On se réveille tranquillement en préparant le petit déj'… et là, une fois que ça sent le café chaud, les gars débarquent. On les soupçonne d'attendre que tout soit prêt pour se lever. Seb, en particulier (qui nous fait comprendre un peu trop souvent que son entorse l'empêche de bouger … mais pas de plonger !?). Sachant pertinemment qu'on est levé et qu'on prépare le petit déjeuner, il arrive juste pour prendre le seul verre propre pour se servir, s'asseoir sur une des rares chaises et nous regarde café à la main. C'est le genre de connerie qui peut mettre " d'archi " mauvaise humeur le matin !

On songe au retour vers la Grande Comore ... " Qui veut voguer ? Qui veut planer ? " … C'est l'indécision totale pour certains et d'autres sont convaincus (ceux qui se sont musclés les fessiers à Mchako !) qu'ils vont périr entre Grande Comore et Mohéli, donc optent pour le retour en avion.

Deux plongées pour la journée. Celle au large du village ne m'a pas excité plus que ça… je " pédalais " comme je pouvais pour rester collée à ma monitrice, de peur de me perdre dans le brouillard marin.

dernières photos souvenirs de nos plongées à Mohéli ....

Valérie (une amie, en mission à Mohéli) nous rejoint pour notre dernier dîner du séjour, au grand plaisir de Renaud et Seb. L'un se fait allumé toute la soirée et l'autre passe la nuit avec elle. Logique !
Je suis en pleine forme. J'en oublie qu'il va falloir se lever à 3h30, continue a accepter les petits digestifs d'Alain jusqu'à… tard…
Alain nous propose 2 bungalows, que Karin finit par difficilement accepter vers 2h du mat'. Enfin.... les moustiques ont finit par la convaincre qu'elle serait aussi bien dans un lit moelleux avec moustiquaire que sur une dalle en béton et un duvet en guise de matelas…

Samedi 08 - village NIOUMACHOUA (MOHELI) >>> plage ITSANDRA (Gde COMORE) -
Il est temps qu'on rentre … nos nuits deviennent vraiment de plus en plus courtes…
Levée 3h30. M'hadji et David sur une barque, Jean-Pierre, Yann, Karin et moi sur l'autre… et les 2 dragueurs dans l'avion.
Nous longeons la côte à la lumière de la lune, avant qu'elle ne se couche à l'horizon. On hâte le soleil de se lever pour repérer les lieux et mettre le cap, pour traverser la passe. Karin avec une grande assurance trace sa route, me demande discrètement si j'aperçois l'imposant volcan du Khartala de la Grande Comore ... mais toujours rien. Elle continue a faire semblant, devant les autres, de suivre son chemin sur le GPS, qui a planté avant de partir…

Hormis ce détail de GPS, la traversée s'est extraordinairement bien passé ?! Le soleil a fini par se lever à temps et le Khartala par apparaitre et guidé notre traversée.

Nous arrivons en même temps que les Renaud et Seb à Itsandra.

La loi des séries ne veut plus s'arrêter. A la maison, où on aimerait tant pouvoir se poser. Une bonne odeur de viande passé et de poisson pourri nous attire dans notre frigo (énorme frigo tout neuf , récupérer chez Rousselot, que nous avions pris plaisir a remplir avant de partir à Mohéli)… Résultat de la MaMwe, qui a coupé l'électricité en notre absence. Plutôt que d'envoyer la facture a l'AFD et se demander pourquoi ce bon payeur n'a pas régulariser sa note, un coup de tenaille et ils coupent l'alimentation du compteur. Enervée Karin décide de remettre elle même le courant, à ses risques et périls. Elle voit des petits étoiles ; heureusement c'est son tournevis qui y passe...

les garçons se sont écroulés dans un coin de la maison ...

le binome JeanPierre et David sont à la bijouterie (?!)

pendant que nous sommes dans les odeurs de poissons pêchés il y a un mois avec Edouard et son remorqueur?!

 

Dimanche 09 - plage ITSANDRA (Gde COMORE) -

La dernière de M'hadji:
Le sale temps qui nous a épargné la veille, reprend aujourd'hui. La barque mal ancrée, échoue sur la plage. Mais comme dit si bien M'hadji " c'est la faute du vent ! ". Effectivement oui… ?!

Epilogue

Quelques mois plus tard, David et Jean Pierre sont revenus à Itsandra Plongée avec leurs petites familles.

Nous avons évidemement reparlé de ce séjour; et un soir, je leur ai fait lire ce journal de bord, dont ils ignoraient l'existence.

David et Jean Pierre, toujours émerveillés, ne se souvenaient pas de toutes ces galères que nous avions eu pendant le séjour. A se demander si ils s'en étaient aperçus !? Elena, la femme de David, en a profité pour nous avouer que David n'avait plus eu goût à rien au retour de ses vacances à Mohéli. Son séjour était tellement "exceptionnel" qu'il a mis des semaines a s'en remettre. C'était un "séjour hors norme", riche en plongée, en aventures, en photos, en souvenirs... Si c'était à recommencer, ils le referaient demain!

Alors, préparons "demain" !